Pour le divertissement, je vous propose aujourd'hui un clip vidéo musical promouvant l'immortalité.
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jeudi 13 octobre 2011
samedi 17 septembre 2011
Art et interfaces cerveau-machine
Je ne sais pas pourquoi, les interfaces cerveau-machine semblent inspirer beaucoup d'artistes !
Une petite choré !
Une petite choré !
mercredi 14 septembre 2011
Art et science
Je rassemble ici les sites web des artistes cyberpunk/transhumanistes que j'ai compilés au fil du temps.
- http://www.tuurvanbalen.com/
- Felix Luque Sanchez : http://www.othersounds.net/
- http://www.lauraallcorn.com/
- http://isaacs.aeroplastics.net/
- www.julijonasurbonas.lt
- www.yvesgellie.com
- dannywar.com
- ou http://www.designpuck.com/
- http://web.mac.com/annadumitriu/IUR/Welcome.html
- http://www.swamp.nu/
- http://www.ekac.org/
- http://www.anniecattrell.com/
- Louis-Philippe Demers : http://www.processing-plant.com
- http://www.brandejs.ca/index.php
- http://christiaanzwanikken.wordpress.com/
- http://hiroakiumeda.com/
- http://www.marnixdenijs.nl/
- http://www.anaisafranco.com/
- http://www.martinlechevallier.net/
- http://www.petrovsky.de/
- http://www.niklasroy.com/
- http://www.gratin.org/as/
- http://weird-fiction.net/
- http://www.tty-art.com/
- http://www.susanaldworth.com/
- www.davideangheleddu.com
- http://andrewcarnieexhibtionsandstuff.blogspot.com/
- www.katharinedowson.com
- www.davidmarron.com
- www.helenpynor.com
- www.ninasellars.com
- http://www.kenandjuliayonetani.com/
- Ionat Zurr with Oron Catts : www.tca.uwa.edu.au et www.symbiotica.uwa.edu.au
- http://www.patriciapiccinini.net/
- http://www.artorienteobjet.com/
- http://mediaartists.org/content.php?sec=artist&sub=detail&artist_id=745
dimanche 11 septembre 2011
La singularité en chanson
J'ignorais qu'il existait toute une série de chansons qui soutiennent la singularité. Je vous donne ici les deux exemples qui sont apparemment assez connus. Le premier est un clip vidéo monté sur une musique de Dr Steel qui n'est pas sans rappeler les sons de Marilyn Manson. Les paroles sont affichées dans la description de la vidéo sur YouTube. L'autre chanson est du groupe Lisps et a pour titre "Singularity".
Singularity by The Lisps
Singularity by The Lisps
jeudi 1 septembre 2011
Deus Ex Human Revolution
Un jeu vidéo est sur le point de sortir qui s'inspire directement du transhumanisme. Son titre : Deus Ex Human Revolution. Sa sortie est annoncée à grand renfort de bande annonce, dont celle-ci imitant un documentaire réel.
mercredi 10 août 2011
jeudi 21 juillet 2011
Human + à la Science Gallery
Eh voilà que se cloturait il y a quelques semaines l'exposition "Human +" à la Science Gallery au Trinity College de Dublin... Je suis content d'avoir pu y aller au mois de juin juste avant la fermeture ! Quelques photos !
mardi 31 mai 2011
Convergence technologique et art
Le Monde annonce que la gare Saint-Sauveur de Lille accueille, depuis le 13 avril, des oeuvres d'Eduardo Kac, dans la droite ligne de Nam June Paik. Cette exposition est de l'initiative de Didier Fusillier. Elle s'inscrit dans le mouvement qui associe l'art à la technique, l'art à l'électronique, mouvement de plus en plus présent comme en témoignent le ZKM de Karlsruhe, Ars Electronica à Linz, le V2 Lab de Rotterdam, le festival Transmediale à Berlin, The Kitchen à New York et CalArts à Los Angeles.
Il est à parier que ces expositions "mutantes", contaminées par les sciences et techniques, les écrans et robots, vont se développer : elles sont dans l'air du temps, elles attirent un public large et jeune qui ne va pas obligatoirement au musée. - Le Monde.En France, il y a déjà Le cube à Issy-les-Moulineaux, la Gaîté-Lyrique à Paris. Même le classique Musée Granet, à Aix-en-Provence, a ouvert une section électronique.
vendredi 13 mai 2011
Beauté hybride et corps posthumain
Un article inattendu dans le magazine "La Parisienne" : Insolite : la beauté hybride
Selon l'article, la tendance hybride serait la dernière nouveauté à la mode. Le beau n'est plus mesuré par la symétrie, la bonne tenue, etc... mais par la singularité voire carrément la difformité. Cette mode fait suite, entre autres, au clip de Lady Gaga "Born this way" où elle apparaît avec des implants sur le visage.
Simple mode ou philosophie de vie ?
Selon l'article, la tendance hybride serait la dernière nouveauté à la mode. Le beau n'est plus mesuré par la symétrie, la bonne tenue, etc... mais par la singularité voire carrément la difformité. Cette mode fait suite, entre autres, au clip de Lady Gaga "Born this way" où elle apparaît avec des implants sur le visage.
Simple mode ou philosophie de vie ?
dimanche 3 avril 2011
Esprit posthumain et neuroéthique
Le professeur Andy Miah est un philosophe qui enseigne l'éthique et les nouvelles technologies émergentes en Ecosse. Il travaille principalement sur l'amélioration, le dopage et les jeux olympiques.
J'ai l'occasion de parler de lui car je suis récemment tombé sur une de ses pages qui m'a intéressée : "Neuroethics and Posthuman Mind". C'est une petite présentation générale sur les thèmes cerveau, amélioration, cyborgs, risques, art, interface.
J'ai l'occasion de parler de lui car je suis récemment tombé sur une de ses pages qui m'a intéressée : "Neuroethics and Posthuman Mind". C'est une petite présentation générale sur les thèmes cerveau, amélioration, cyborgs, risques, art, interface.
jeudi 17 février 2011
Mutilation
Les avis à propos du transhumanisme sont généralement partagés entre deux sentiments contradictoires. Il y a d'une part ceux qui se méfient, qui demandent des garanties, qui sont prêts à tout moment à brandir le principe de précaution pour imposer un oratoire à toute entreprise d'amélioration de l'humain. Il y a d'autre part les enthousiastes qui seront les premiers à vouloir bénéficier des avantages que pourraient leur offrir telle ou telle nouvelle technologie. Ce sont les bioconservateurs ou luddite, et les technophiles.
Cette dichotomie se retrouve parfois sur le plan politique entre conservateurs (catholiques, protestants, musulmans...) et libertariens (toutes libertés aux individus), et sur le plan philosophique entre les auteurs continentaux "savants" et les anglosaxons "sérieux". C'est un peu schématique, mais les positions défendues sont elles-mêmes parfois fort caricaturales.
Pour ma part, j'essaierai de me penser à distance de ses voies déjà bien tracées. Je me demande si toutes les modifications qu'on veut faire subir à l'homme servent vraiment à son émancipation, si l'amélioration miraculeuse attendue n'est pas un prétexte pour la technique de se rendre plus manifeste à nos yeux. La modification cognitive, les implants sous-cutanés et cérébraux, la neuroamélioration et le reste, n'est-ce pas autant de façons d'imposer à un corps humain quelque mutilation ?
Cette mutilation imposée du corps humain au corps posthumain ne concrétiserait-elle pas l'abjection que constitue au regard de l'humain bien humain une société par trop aseptisée ?
La société contemporaine occidentale est, je ne suis bien sûr pas le premier à le dire, une société qui masque le terme qu'est la mort et l'érige en tabou. Nous cachons nos vieux, nous cachons nos mourants comme s'ils étaient autant de menace à la stabilité sociale ; mais quelle est cette stabilité sociale illusoire qui se cache à elle-même son propre destin, sa propre réalité ? Le credo "meurt à l'ombre" n'est pas le seul indicateur de cette société aseptisée. Quelle nécessité de délivrer des médicaments dans une boutique tout de blanc vêtu ? Pourquoi l'Etat lui-même tient-il à se faire le garant de la santé publique en apposant "Fumer tue" au bas des paquets de cigarette ? N'est-ce pas là un crime de stupidité ? Fumer nuit gravement à la santé, c'est un fait et il faut le savoir, mais je ne vois pas pourquoi je serais tenté d'arrêter la cigarette (et donc intimidé par cette étiquette) si je n'accorde aucune importance à la santé ou à ma santé. Or pourquoi faut-il être en bonne santé ? Cette question pourrait sembler inepte à qui se complait dans le bonheur béat ou l'indifférence du quotidien. Mais à l'homme qui souffre quotidiennement de sa présence au monde, qu'il souffre par misanthropie ou par excès d'empathie, l'homme qui s'indigne, l'homme qui se bat pour des idées, cet homme-là qu'on retrouve dans de nombreux fumeurs ou alcooliques n'a que faire de sa santé. Ou, tout du moins, s'il s'en inquiète, cela ne l'empêche pas de diminuer légèrement son espérance de vie par une dernière clope ou un dernier verre.
L'institution du soin et l'Etat conspirent à nous faire adopter une conception naïve de la vie, où chacun doit se confirmer à la vie bonne et sage de ce que la majorité considère comme avantageux. C'est cela que met en relief le transhumanisme. Il veut nous faire prendre conscience, en témoignant par l'absurde, avec son idéal de bonheur mielleux et ses mélanges d'hommes et de machines, que l'aseptisation de la société est insupportable. C'est un témoignage rageur et militant contre les prétentions et les déguisements médicaux.
La médecine soigne ? La pharmaceutique guérit ? Peut-être, mais à quel prix humain ? Ces médecins qui perçoivent des honoraires mirobolants, ces hôpitaux au séjour coûteux, est-ce cela la philanthropie ? Une guérison en échange... ou pas. Des inconvénients, des effets secondaires, des interdictions, des erreurs, des négligences... Et puis on vient vous parler de consentement éclairé, d'éthique de la recherche, de tous ces bons mots. Un homme humble, un vrai, ne pourrait supporter sa compagnie et celle des autres à l'éternité. Il est là pour éroder, et être érodé. Il est tout entier "être-à-l'érosion".
Le transhumanisme est une rébellion dans laquelle les soldats proclament l'imbécilité de leur cause en s'y livrant corps et âmes, jusqu'à la mutilation et jusqu'à la perte. Il s'agit de mon corps, je veux le sentir, en prendre possession, j'assumerai mon autonomie contre la médecine, contre la technologie invasive et chronophage, contre l'autosatisfaction et l'autarcie intellectuelle de la société, jusqu'au point ultime du suicide.
Cette dichotomie se retrouve parfois sur le plan politique entre conservateurs (catholiques, protestants, musulmans...) et libertariens (toutes libertés aux individus), et sur le plan philosophique entre les auteurs continentaux "savants" et les anglosaxons "sérieux". C'est un peu schématique, mais les positions défendues sont elles-mêmes parfois fort caricaturales.
Pour ma part, j'essaierai de me penser à distance de ses voies déjà bien tracées. Je me demande si toutes les modifications qu'on veut faire subir à l'homme servent vraiment à son émancipation, si l'amélioration miraculeuse attendue n'est pas un prétexte pour la technique de se rendre plus manifeste à nos yeux. La modification cognitive, les implants sous-cutanés et cérébraux, la neuroamélioration et le reste, n'est-ce pas autant de façons d'imposer à un corps humain quelque mutilation ?
Cette mutilation imposée du corps humain au corps posthumain ne concrétiserait-elle pas l'abjection que constitue au regard de l'humain bien humain une société par trop aseptisée ?
La société contemporaine occidentale est, je ne suis bien sûr pas le premier à le dire, une société qui masque le terme qu'est la mort et l'érige en tabou. Nous cachons nos vieux, nous cachons nos mourants comme s'ils étaient autant de menace à la stabilité sociale ; mais quelle est cette stabilité sociale illusoire qui se cache à elle-même son propre destin, sa propre réalité ? Le credo "meurt à l'ombre" n'est pas le seul indicateur de cette société aseptisée. Quelle nécessité de délivrer des médicaments dans une boutique tout de blanc vêtu ? Pourquoi l'Etat lui-même tient-il à se faire le garant de la santé publique en apposant "Fumer tue" au bas des paquets de cigarette ? N'est-ce pas là un crime de stupidité ? Fumer nuit gravement à la santé, c'est un fait et il faut le savoir, mais je ne vois pas pourquoi je serais tenté d'arrêter la cigarette (et donc intimidé par cette étiquette) si je n'accorde aucune importance à la santé ou à ma santé. Or pourquoi faut-il être en bonne santé ? Cette question pourrait sembler inepte à qui se complait dans le bonheur béat ou l'indifférence du quotidien. Mais à l'homme qui souffre quotidiennement de sa présence au monde, qu'il souffre par misanthropie ou par excès d'empathie, l'homme qui s'indigne, l'homme qui se bat pour des idées, cet homme-là qu'on retrouve dans de nombreux fumeurs ou alcooliques n'a que faire de sa santé. Ou, tout du moins, s'il s'en inquiète, cela ne l'empêche pas de diminuer légèrement son espérance de vie par une dernière clope ou un dernier verre.
L'institution du soin et l'Etat conspirent à nous faire adopter une conception naïve de la vie, où chacun doit se confirmer à la vie bonne et sage de ce que la majorité considère comme avantageux. C'est cela que met en relief le transhumanisme. Il veut nous faire prendre conscience, en témoignant par l'absurde, avec son idéal de bonheur mielleux et ses mélanges d'hommes et de machines, que l'aseptisation de la société est insupportable. C'est un témoignage rageur et militant contre les prétentions et les déguisements médicaux.
La médecine soigne ? La pharmaceutique guérit ? Peut-être, mais à quel prix humain ? Ces médecins qui perçoivent des honoraires mirobolants, ces hôpitaux au séjour coûteux, est-ce cela la philanthropie ? Une guérison en échange... ou pas. Des inconvénients, des effets secondaires, des interdictions, des erreurs, des négligences... Et puis on vient vous parler de consentement éclairé, d'éthique de la recherche, de tous ces bons mots. Un homme humble, un vrai, ne pourrait supporter sa compagnie et celle des autres à l'éternité. Il est là pour éroder, et être érodé. Il est tout entier "être-à-l'érosion".
Le transhumanisme est une rébellion dans laquelle les soldats proclament l'imbécilité de leur cause en s'y livrant corps et âmes, jusqu'à la mutilation et jusqu'à la perte. Il s'agit de mon corps, je veux le sentir, en prendre possession, j'assumerai mon autonomie contre la médecine, contre la technologie invasive et chronophage, contre l'autosatisfaction et l'autarcie intellectuelle de la société, jusqu'au point ultime du suicide.
jeudi 13 janvier 2011
Bricolage biologique
On associe souvent avec le transhumanisme une espèce d'optimisme scientifique qui tire vers un technoprophétisme parfois délirant. C'est vrai après tout ; qui pourrait sérieusement croire un type qui prétend connaitre les futures avancées technologiques de l'humanité ? Oui, le monde change (dire de plus en plus vite serait un euphémisme), mais rarement de la façon la plus attendue. Les machines intelligentes d'ici 2030... mon cul peut-être.
Pourtant, il y a aussi des gens convaincus par le transhumanisme qui évitent de tomber dans cet écueil du délire mediumnique. Pour eux, si le transhumain émergera un jour, il ne faut pas le voir comme une exception dans l'histoire humaine, comme un robot surpuissant dépassant la vieille relique humaine jusqu'à abandonner toute forme corporelle. Il faut plutôt le voir comme un homme de tous les jours, sans rien d'exceptionnel, complètement commun, qui déciderait pour se différencier, pour se distinguer, pour éprouver une nouvelle relation au monde d'entreprendre une modification corporelle qui l'amène à connaitre de nouvelles sensations, ou de meilleures sensations.
Un article de Wired présentait l'autre jour Lepht Anonym, une "artiste" transhumaniste. Elle appartient selon moi plutôt au deuxième genre de gens convaincus par le transhumanisme. Elle embrasse une version très humble du transhumanisme... Hormis cette particularité qu'abandonnée par la médecine thérapeutique conventionnelle, elle a décidé de se prendre en main elle-même, s'opérant elle-même dans sa cuisine, dans une hygiène douteuse, pour bricoler des "améliorations" de son corps. Vous êtes sceptiques ? Cela s'appelle la Do It Yourself Biology.
Pourtant, il y a aussi des gens convaincus par le transhumanisme qui évitent de tomber dans cet écueil du délire mediumnique. Pour eux, si le transhumain émergera un jour, il ne faut pas le voir comme une exception dans l'histoire humaine, comme un robot surpuissant dépassant la vieille relique humaine jusqu'à abandonner toute forme corporelle. Il faut plutôt le voir comme un homme de tous les jours, sans rien d'exceptionnel, complètement commun, qui déciderait pour se différencier, pour se distinguer, pour éprouver une nouvelle relation au monde d'entreprendre une modification corporelle qui l'amène à connaitre de nouvelles sensations, ou de meilleures sensations.
Un article de Wired présentait l'autre jour Lepht Anonym, une "artiste" transhumaniste. Elle appartient selon moi plutôt au deuxième genre de gens convaincus par le transhumanisme. Elle embrasse une version très humble du transhumanisme... Hormis cette particularité qu'abandonnée par la médecine thérapeutique conventionnelle, elle a décidé de se prendre en main elle-même, s'opérant elle-même dans sa cuisine, dans une hygiène douteuse, pour bricoler des "améliorations" de son corps. Vous êtes sceptiques ? Cela s'appelle la Do It Yourself Biology.
lundi 10 janvier 2011
Cory Doctorow : présentisme radical
Cory Doctorow est un auteur de science-fiction qui vient de publier With a Little Help, un recueil de plusieurs nouvelles de sa plume, disponible sur son site web, sous plusieurs formats, et même gratuitement. Il n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'il avait déjà écrit un premier roman, traduit en français sous le titre de Dans la dèche au royaume enchanté. L'auteur était en fait, à la base, un des fondateurs du très influent site Boing Boing, et il y contribue toujours.
Dans un article récent, il défend sa vision de la science-fiction : le présentisme radical (faute d'une meilleure traduction). Pour lui, l'écrivain de science-fiction n'essaie jamais de prédire le futur, mais il tente bien plutôt de cristalliser ses peurs actuelles, des problèmes actuels, en exacerbant tel ou tel aspect du présent dans un futur fictif.
Il prend l'exemple de la singularité pour montrer que ce n'est pas tant une extrapolation de ce que pourrait être le futur, qu'une projection de l'horreur présente des technophiles vieillissants qui voient émerger une nouvelle génération bien plus familière avec la technologie que la leur.
Dans un article récent, il défend sa vision de la science-fiction : le présentisme radical (faute d'une meilleure traduction). Pour lui, l'écrivain de science-fiction n'essaie jamais de prédire le futur, mais il tente bien plutôt de cristalliser ses peurs actuelles, des problèmes actuels, en exacerbant tel ou tel aspect du présent dans un futur fictif.
Il prend l'exemple de la singularité pour montrer que ce n'est pas tant une extrapolation de ce que pourrait être le futur, qu'une projection de l'horreur présente des technophiles vieillissants qui voient émerger une nouvelle génération bien plus familière avec la technologie que la leur.
samedi 18 décembre 2010
Troisième oeil
Cela fait quelque jour que la performance artistique de Wafaa Bilal a commencé. (Je l'avais annoncé dans mon billet du 1er décembre.)
Le 14 décembre dernier, à 16h, Wafaa Bilal a allumé la caméra qu'on lui avait fixé à l'arrière du crâne et a commencé à envoyer les images filmées sur Internet et dans un musée du Qatar.
Vous pouvez surfer sur son site web pour découvrir les images qui y sont déjà présentes, mais il semblerait que le site soit encore en cours de construction, et que la caméra ne prenne que des images de 16 à 17h.
Le 14 décembre dernier, à 16h, Wafaa Bilal a allumé la caméra qu'on lui avait fixé à l'arrière du crâne et a commencé à envoyer les images filmées sur Internet et dans un musée du Qatar.
Vous pouvez surfer sur son site web pour découvrir les images qui y sont déjà présentes, mais il semblerait que le site soit encore en cours de construction, et que la caméra ne prenne que des images de 16 à 17h.
lundi 1 novembre 2010
Stelarc met le corps à l'épreuve
Peut-être avez-vous déjà entendu parler de Stelarc ? Stelarc est le pseudonyme d'un de ses artistes ultra-contemporains qui met en question le corps humain, en recourant à des procédés pour le moins non-conventionnels.
En effet, Stelarc n'hésite pas à donner de sa propre personne dans des performances artistiques, parfois un peu effrayantes (il faut bien le dire). Tantôt il dirige un bras mécanique avec les muscles des abdominaux et des cuisses, tantôt il se déplace à l'aide d'un exosquelette, tantôt il se fait carrément greffer une troisième oreille sur l'avant-bras.
Le corps nous est-il donné une fois pour toute ? Pouvons-nous le modifier à notre guise ? Pourrait-on généraliser ce type de pratiques ? Qu'est-ce que cela vous inspire ?
Ci-dessus la vidéo d'une performance de l'artiste, où celui-ci dirige un robot-araignée sur lequel il est logé, grâce aux impulsions électriques des muscles de son abdomen. Vous pouvez en voir plus directement sur son site internet.
En effet, Stelarc n'hésite pas à donner de sa propre personne dans des performances artistiques, parfois un peu effrayantes (il faut bien le dire). Tantôt il dirige un bras mécanique avec les muscles des abdominaux et des cuisses, tantôt il se déplace à l'aide d'un exosquelette, tantôt il se fait carrément greffer une troisième oreille sur l'avant-bras.
Le corps nous est-il donné une fois pour toute ? Pouvons-nous le modifier à notre guise ? Pourrait-on généraliser ce type de pratiques ? Qu'est-ce que cela vous inspire ?
Ci-dessus la vidéo d'une performance de l'artiste, où celui-ci dirige un robot-araignée sur lequel il est logé, grâce aux impulsions électriques des muscles de son abdomen. Vous pouvez en voir plus directement sur son site internet.
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