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mardi 11 octobre 2011
jeudi 19 mai 2011
Human Trials Planned For Brain Computer Interface - IEEE Spectrum
Andrew Schwartz financé, entre autres, par DARPA, met au point et testera bientôt des interfaces ECoG + SUR pour contrôler des applications informatiques comme des jeux vidéos pour aider les patients atteints de lésion à la moelle épinière.
vendredi 15 avril 2011
Après 1000 jours, tout est ok
Une étude qui vient tout juste d'être publiée, nous renseigne le magazine New Scientist, montre qu'une femme tétraplégique à qui on a implanté une puce dans le cerveau pour bouger un curseur sur un écran est toujours au mieux après 1000 jours d'utilisation.
Toutefois cette publication tombe tard étant donné que les 1000 jours en question concernent, non pas une période récente, mais la période qui s'étale de 2005 à 2008.
Toutefois cette publication tombe tard étant donné que les 1000 jours en question concernent, non pas une période récente, mais la période qui s'étale de 2005 à 2008.
vendredi 8 avril 2011
New Scientist | Less invasive mind control system for prosthetics
Dans cette coupure de presse relayée sur le site de Ray Kurzweil, une vidéo nous explique une nouvelle technique qui pourrait s'avérer bien utile à la neuroprosthétique. Cette discipline étudie la manière dont fonctionne le cerveau pour ensuite appliquer ces informations à des appareils tels que des prothèses neuromotrices.
L'intérêt de la nouvelle technique est qu'elle permet à l'aide d'un système moyennement invasif (implant sous-cranien, mais qui ne rentre pas dans le cerveau en lui-même) de collecter des données sur les mouvements du bras pour commander un bras artificiel. Ces données de direction sont calculées comme la résultante de l'activité électrique propre de chaque neurone commandant l'activité du bras.
L'intérêt de la nouvelle technique est qu'elle permet à l'aide d'un système moyennement invasif (implant sous-cranien, mais qui ne rentre pas dans le cerveau en lui-même) de collecter des données sur les mouvements du bras pour commander un bras artificiel. Ces données de direction sont calculées comme la résultante de l'activité électrique propre de chaque neurone commandant l'activité du bras.
dimanche 20 mars 2011
Le prix du séquençage de l'ADN dégringole
Selon un article récent, le prix du séquençage de l'ADN (qui permet de collecter l'ADN complet de quelqu'un pour y déceler, notamment, des maladies) est en train de chuter de manière impressionnante.
Ceci est important car, outre que cela ouvre la voie aux prétentions d'amélioration génétique des transhumanistes, cela est aussi significatif de ce que la singularité pourrait bel et bien s'approcher de nous, pour être atteinte en 2045.
Ceci est important car, outre que cela ouvre la voie aux prétentions d'amélioration génétique des transhumanistes, cela est aussi significatif de ce que la singularité pourrait bel et bien s'approcher de nous, pour être atteinte en 2045.
jeudi 17 février 2011
Mutilation
Les avis à propos du transhumanisme sont généralement partagés entre deux sentiments contradictoires. Il y a d'une part ceux qui se méfient, qui demandent des garanties, qui sont prêts à tout moment à brandir le principe de précaution pour imposer un oratoire à toute entreprise d'amélioration de l'humain. Il y a d'autre part les enthousiastes qui seront les premiers à vouloir bénéficier des avantages que pourraient leur offrir telle ou telle nouvelle technologie. Ce sont les bioconservateurs ou luddite, et les technophiles.
Cette dichotomie se retrouve parfois sur le plan politique entre conservateurs (catholiques, protestants, musulmans...) et libertariens (toutes libertés aux individus), et sur le plan philosophique entre les auteurs continentaux "savants" et les anglosaxons "sérieux". C'est un peu schématique, mais les positions défendues sont elles-mêmes parfois fort caricaturales.
Pour ma part, j'essaierai de me penser à distance de ses voies déjà bien tracées. Je me demande si toutes les modifications qu'on veut faire subir à l'homme servent vraiment à son émancipation, si l'amélioration miraculeuse attendue n'est pas un prétexte pour la technique de se rendre plus manifeste à nos yeux. La modification cognitive, les implants sous-cutanés et cérébraux, la neuroamélioration et le reste, n'est-ce pas autant de façons d'imposer à un corps humain quelque mutilation ?
Cette mutilation imposée du corps humain au corps posthumain ne concrétiserait-elle pas l'abjection que constitue au regard de l'humain bien humain une société par trop aseptisée ?
La société contemporaine occidentale est, je ne suis bien sûr pas le premier à le dire, une société qui masque le terme qu'est la mort et l'érige en tabou. Nous cachons nos vieux, nous cachons nos mourants comme s'ils étaient autant de menace à la stabilité sociale ; mais quelle est cette stabilité sociale illusoire qui se cache à elle-même son propre destin, sa propre réalité ? Le credo "meurt à l'ombre" n'est pas le seul indicateur de cette société aseptisée. Quelle nécessité de délivrer des médicaments dans une boutique tout de blanc vêtu ? Pourquoi l'Etat lui-même tient-il à se faire le garant de la santé publique en apposant "Fumer tue" au bas des paquets de cigarette ? N'est-ce pas là un crime de stupidité ? Fumer nuit gravement à la santé, c'est un fait et il faut le savoir, mais je ne vois pas pourquoi je serais tenté d'arrêter la cigarette (et donc intimidé par cette étiquette) si je n'accorde aucune importance à la santé ou à ma santé. Or pourquoi faut-il être en bonne santé ? Cette question pourrait sembler inepte à qui se complait dans le bonheur béat ou l'indifférence du quotidien. Mais à l'homme qui souffre quotidiennement de sa présence au monde, qu'il souffre par misanthropie ou par excès d'empathie, l'homme qui s'indigne, l'homme qui se bat pour des idées, cet homme-là qu'on retrouve dans de nombreux fumeurs ou alcooliques n'a que faire de sa santé. Ou, tout du moins, s'il s'en inquiète, cela ne l'empêche pas de diminuer légèrement son espérance de vie par une dernière clope ou un dernier verre.
L'institution du soin et l'Etat conspirent à nous faire adopter une conception naïve de la vie, où chacun doit se confirmer à la vie bonne et sage de ce que la majorité considère comme avantageux. C'est cela que met en relief le transhumanisme. Il veut nous faire prendre conscience, en témoignant par l'absurde, avec son idéal de bonheur mielleux et ses mélanges d'hommes et de machines, que l'aseptisation de la société est insupportable. C'est un témoignage rageur et militant contre les prétentions et les déguisements médicaux.
La médecine soigne ? La pharmaceutique guérit ? Peut-être, mais à quel prix humain ? Ces médecins qui perçoivent des honoraires mirobolants, ces hôpitaux au séjour coûteux, est-ce cela la philanthropie ? Une guérison en échange... ou pas. Des inconvénients, des effets secondaires, des interdictions, des erreurs, des négligences... Et puis on vient vous parler de consentement éclairé, d'éthique de la recherche, de tous ces bons mots. Un homme humble, un vrai, ne pourrait supporter sa compagnie et celle des autres à l'éternité. Il est là pour éroder, et être érodé. Il est tout entier "être-à-l'érosion".
Le transhumanisme est une rébellion dans laquelle les soldats proclament l'imbécilité de leur cause en s'y livrant corps et âmes, jusqu'à la mutilation et jusqu'à la perte. Il s'agit de mon corps, je veux le sentir, en prendre possession, j'assumerai mon autonomie contre la médecine, contre la technologie invasive et chronophage, contre l'autosatisfaction et l'autarcie intellectuelle de la société, jusqu'au point ultime du suicide.
Cette dichotomie se retrouve parfois sur le plan politique entre conservateurs (catholiques, protestants, musulmans...) et libertariens (toutes libertés aux individus), et sur le plan philosophique entre les auteurs continentaux "savants" et les anglosaxons "sérieux". C'est un peu schématique, mais les positions défendues sont elles-mêmes parfois fort caricaturales.
Pour ma part, j'essaierai de me penser à distance de ses voies déjà bien tracées. Je me demande si toutes les modifications qu'on veut faire subir à l'homme servent vraiment à son émancipation, si l'amélioration miraculeuse attendue n'est pas un prétexte pour la technique de se rendre plus manifeste à nos yeux. La modification cognitive, les implants sous-cutanés et cérébraux, la neuroamélioration et le reste, n'est-ce pas autant de façons d'imposer à un corps humain quelque mutilation ?
Cette mutilation imposée du corps humain au corps posthumain ne concrétiserait-elle pas l'abjection que constitue au regard de l'humain bien humain une société par trop aseptisée ?
La société contemporaine occidentale est, je ne suis bien sûr pas le premier à le dire, une société qui masque le terme qu'est la mort et l'érige en tabou. Nous cachons nos vieux, nous cachons nos mourants comme s'ils étaient autant de menace à la stabilité sociale ; mais quelle est cette stabilité sociale illusoire qui se cache à elle-même son propre destin, sa propre réalité ? Le credo "meurt à l'ombre" n'est pas le seul indicateur de cette société aseptisée. Quelle nécessité de délivrer des médicaments dans une boutique tout de blanc vêtu ? Pourquoi l'Etat lui-même tient-il à se faire le garant de la santé publique en apposant "Fumer tue" au bas des paquets de cigarette ? N'est-ce pas là un crime de stupidité ? Fumer nuit gravement à la santé, c'est un fait et il faut le savoir, mais je ne vois pas pourquoi je serais tenté d'arrêter la cigarette (et donc intimidé par cette étiquette) si je n'accorde aucune importance à la santé ou à ma santé. Or pourquoi faut-il être en bonne santé ? Cette question pourrait sembler inepte à qui se complait dans le bonheur béat ou l'indifférence du quotidien. Mais à l'homme qui souffre quotidiennement de sa présence au monde, qu'il souffre par misanthropie ou par excès d'empathie, l'homme qui s'indigne, l'homme qui se bat pour des idées, cet homme-là qu'on retrouve dans de nombreux fumeurs ou alcooliques n'a que faire de sa santé. Ou, tout du moins, s'il s'en inquiète, cela ne l'empêche pas de diminuer légèrement son espérance de vie par une dernière clope ou un dernier verre.
L'institution du soin et l'Etat conspirent à nous faire adopter une conception naïve de la vie, où chacun doit se confirmer à la vie bonne et sage de ce que la majorité considère comme avantageux. C'est cela que met en relief le transhumanisme. Il veut nous faire prendre conscience, en témoignant par l'absurde, avec son idéal de bonheur mielleux et ses mélanges d'hommes et de machines, que l'aseptisation de la société est insupportable. C'est un témoignage rageur et militant contre les prétentions et les déguisements médicaux.
La médecine soigne ? La pharmaceutique guérit ? Peut-être, mais à quel prix humain ? Ces médecins qui perçoivent des honoraires mirobolants, ces hôpitaux au séjour coûteux, est-ce cela la philanthropie ? Une guérison en échange... ou pas. Des inconvénients, des effets secondaires, des interdictions, des erreurs, des négligences... Et puis on vient vous parler de consentement éclairé, d'éthique de la recherche, de tous ces bons mots. Un homme humble, un vrai, ne pourrait supporter sa compagnie et celle des autres à l'éternité. Il est là pour éroder, et être érodé. Il est tout entier "être-à-l'érosion".
Le transhumanisme est une rébellion dans laquelle les soldats proclament l'imbécilité de leur cause en s'y livrant corps et âmes, jusqu'à la mutilation et jusqu'à la perte. Il s'agit de mon corps, je veux le sentir, en prendre possession, j'assumerai mon autonomie contre la médecine, contre la technologie invasive et chronophage, contre l'autosatisfaction et l'autarcie intellectuelle de la société, jusqu'au point ultime du suicide.
mardi 25 janvier 2011
Classification et définition du BCI
Selon Ray Kurzweil, l'avènement de la singularité portera à son terme la fusion entre l'homme et la machine. A ce moment, la frontière entre la naturalité et l'artificialité sera effacée. Dans cette optique, il était intéressant pour moi d'examiner les signes avant-coureurs traduisant un début de porosité de cette frontière.
Le thème sur lequel je me suis donc penché est celui des interfaces cerveaux-machines, ou interfaces neuronales directes. En effet, il parait évident que cette relation particulière entre l'homme et la machine contribue à atténuer la distinction devenue classique.
Je ne discuterai pas encore ici des exemples d'applications d'interfaces, ou des questions éthiques soulevées par elles. Je me contenterai dans un premier temps de tenter une classification, une typologie, des différentes interfaces. Je m'aide pour cela de sources diverses et variées, mais surtout du rapport sur les implants TCI élaboré par le Groupe Européen d'Ethique des sciences et des nouvelles technologies (GEE).
Les implants utilisant les technologies de l'information et de la communication (TIC) sont déjà légions, et ont encore tout l'avenir devant eux. Les interfaces cerveaux-machine sont une partie de ceux-ci. Elles peuvent être divisées, pour des raisons de facilité, entre les interfaces destinées à réparer des fonctions humaines altérées (implant cochléaire, rétinien, membres artificiels...) et les interfaces destinées à l'amélioration de l'humain ou de son confort (vision infrarouge, implant prophétique cortical, hippocampe artificiel pour améliorer la mémoire...).
Parmi ces deux catégories, il faut distinguer les interfaces selon leur caractère plus ou moins invasif (des simples applications EEG aux électrodes intracorticales), et leur réversibilité (peut-on les enlever facilement ? peut-on les arrêter sans préjudice ?...). Parallèlement, il faut encore voir si les implants sont à lecture seule, s'ils permettent aussi l' "écriture", et s'ils sont géolocalisables. Enfin, il faudra porter son attention sur leur caractère autonome, ou sur le fait qu'ils soient en ligne ou hors-ligne.
Selon tous ces critères, les implants seront plus ou moins dangereux, plus ou moins souhaitables et devront, selon le GEE, parfois être interdits.
Le thème sur lequel je me suis donc penché est celui des interfaces cerveaux-machines, ou interfaces neuronales directes. En effet, il parait évident que cette relation particulière entre l'homme et la machine contribue à atténuer la distinction devenue classique.
Je ne discuterai pas encore ici des exemples d'applications d'interfaces, ou des questions éthiques soulevées par elles. Je me contenterai dans un premier temps de tenter une classification, une typologie, des différentes interfaces. Je m'aide pour cela de sources diverses et variées, mais surtout du rapport sur les implants TCI élaboré par le Groupe Européen d'Ethique des sciences et des nouvelles technologies (GEE).
Les implants utilisant les technologies de l'information et de la communication (TIC) sont déjà légions, et ont encore tout l'avenir devant eux. Les interfaces cerveaux-machine sont une partie de ceux-ci. Elles peuvent être divisées, pour des raisons de facilité, entre les interfaces destinées à réparer des fonctions humaines altérées (implant cochléaire, rétinien, membres artificiels...) et les interfaces destinées à l'amélioration de l'humain ou de son confort (vision infrarouge, implant prophétique cortical, hippocampe artificiel pour améliorer la mémoire...).
Parmi ces deux catégories, il faut distinguer les interfaces selon leur caractère plus ou moins invasif (des simples applications EEG aux électrodes intracorticales), et leur réversibilité (peut-on les enlever facilement ? peut-on les arrêter sans préjudice ?...). Parallèlement, il faut encore voir si les implants sont à lecture seule, s'ils permettent aussi l' "écriture", et s'ils sont géolocalisables. Enfin, il faudra porter son attention sur leur caractère autonome, ou sur le fait qu'ils soient en ligne ou hors-ligne.
Selon tous ces critères, les implants seront plus ou moins dangereux, plus ou moins souhaitables et devront, selon le GEE, parfois être interdits.
dimanche 28 novembre 2010
Nouvel implant rétinien
On n'arrête pas le progrès ! Récemment, je relayais une information à propos d'un implant rétinien qui permettait aux aveugles de voir de nouveau. Eh bien, il y en a qui ont fait encore mieux. Ils ont réussi à améliorer la définition de l'image perçue par cet implant. Ils doivent cet exploit non pas, comme d'habitude, à l'augmentation du nombre d'électrodes captant les images dans l'oeil, mais en améliorant la qualité du signal envoyé vers le cerveau. Mais cet implant est pour l'instant réservé à la chanceuse classe des souris.
vendredi 5 novembre 2010
Une rétine artificielle contre la cessité
On parle ces temps-ci d'une nouvelle génération d'implants rétiniens qui permettent à des aveugles de voir ! Faut-il y voir une preuve que l'avenir de l'être humain est dans un surcroît d'intimité avec la technologie ?
Le Figaro - Sciences : Une rétine artificielle contre la cessité
Le Figaro - Sciences : Une rétine artificielle contre la cessité
Mise-à-jour (10 novembre 2010) :
Voici une vidéo d'Euronews sur le même sujet :samedi 30 octobre 2010
La médecine du désir
La médecine du désir, ou la médecine de convenance, est une expression employée pour désigner un certain type de médecine. Cette expression ne prend sens que dans son opposition à une médecine dite "conventionnelle", dont la visée serait strictement thérapeutique. La médecine du désir rompt donc avec l'image traditionnelle de la médecine comme "pratique de soins". Il ne s'agit plus de pallier à des insuffisances ou à des souffrances physiques, mais bien de profiter des outils de la médecine pour assouvir les désirs les plus divers qui peuvent traverser l'esprit humain.
Ainsi la médecine du désir recouvre-t-elle les pratiques de sélection du sexe de l'enfant à naître, de chirurgie esthétique (non réparatrice), ou d'amélioration des performances humaines.
La question philosophique sous-jacente est bien celle du statut de la médecine. Son rôle est-il simplement de soigner, ou d'améliorer les conditions de vie d'individus particuliers ? La dichotomie soin/amélioration est-elle, elle-même, légitime dans la mesure où une mauvaise image de soi (mauvaises performances, corps mal vécu...) pourrait très bien être considéré comme un mal qu'il faut soigner ?
Ainsi la médecine du désir recouvre-t-elle les pratiques de sélection du sexe de l'enfant à naître, de chirurgie esthétique (non réparatrice), ou d'amélioration des performances humaines.
La question philosophique sous-jacente est bien celle du statut de la médecine. Son rôle est-il simplement de soigner, ou d'améliorer les conditions de vie d'individus particuliers ? La dichotomie soin/amélioration est-elle, elle-même, légitime dans la mesure où une mauvaise image de soi (mauvaises performances, corps mal vécu...) pourrait très bien être considéré comme un mal qu'il faut soigner ?
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