Au mois de mars a paru le livre de Miguel Nicolelis sur les interfaces cerveau-machine. Il s'intitule Beyond Boundaries. Et je me rends compte que je n'en ai pas parlé, alors que c'est un livre très important dans le domaine. C'est de la vulgarisation, certes, mais Nicolelis peut tout de même être considéré comme le père des interfaces cerveau-machine.
Dans son livre, il raconte les expériences qu'il a mené et qui l'ont progressivement amené à monter un dispositif qui a permis à un singe de contrôler un bras robotisé en trois dimension (+ contrôle d'une pince au bout du bras) par la seule force de la pensée. Pour ses expériences, Nicolelis a utilisé des implants multiélectrodes qu'il a inséré à différents endroits dans le cortex du singe en question.
Cette expérience montre que, malgré ce que certains pourraient dire, les interfaces cerveau-machine semblent permettre de faire pas mal de choses assez étonnantes. Schwartz a même mené l'expérience un cran plus loin en montrant à un singe qu'il contrôlait un bras et en lui permettant de se nourrir avec lui :
http://www.beyondboundariesnicolelis.net/
dimanche 24 juillet 2011
jeudi 21 juillet 2011
Human + à la Science Gallery
Eh voilà que se cloturait il y a quelques semaines l'exposition "Human +" à la Science Gallery au Trinity College de Dublin... Je suis content d'avoir pu y aller au mois de juin juste avant la fermeture ! Quelques photos !
dimanche 17 juillet 2011
De l'efficacité de l'implant cochléaire
A quel point les interfaces cerveau-machine sont-elles efficaces ? Il n'est pas toujours aisé de le déterminer. Faut-il s'allier aux affirmations les plus folles qui font de la science-fiction une réalité presque tangible ou faut-il être prudent voire même frileux et estimer qu'il existe l'une ou l'autre barrière infranchissable pour qu'un ordinateur devienne capable de lire dans notre esprit ? Quid des interfaces cerveau-machine sensorielle qui sont censées non pas communiquer vers un ordinateur, mais recevoir une communication d'un appareil électronique sous forme de stimulation cérébrale ?
L'implant cochléaire souvent montré comme l'exemple phare d'une interface cerveau machine sensorielle qui a fait ses preuves est pourtant loin de permettre à des personnes sourdes ou malentendantes de retrouver une audition similaire à une personne bien portante. Je vous invite à aller écouter les comparaisons sonores effectuées sur ce site.
L'implant cochléaire souvent montré comme l'exemple phare d'une interface cerveau machine sensorielle qui a fait ses preuves est pourtant loin de permettre à des personnes sourdes ou malentendantes de retrouver une audition similaire à une personne bien portante. Je vous invite à aller écouter les comparaisons sonores effectuées sur ce site.
jeudi 14 juillet 2011
Sélection de liens
- Une petite présentation du transhumanisme en français, sur le site de la radio France Culture.
- Fabien Lotte, un des spécialistes des interfaces cerveau-machine en France, a donné une conférence à Toulouse le 10 juin dernier. Cette page web explique le sens de son intervention. On y voit notamment une vidéo de lui dans laquelle il présente les principes rudimentaires d'une interface cerveau-machine.
- Un nouveau livre apparemment assez bien foutu sur les interfaces cerveau-machine est sorti il y a peu de temps. "Brain-computer Interface : High impact emerging technology". Pour l'acheter sur amazon. Pour avoir un petit article de présentation.
- Amélioration cognitive et normalisation
- Science et art se sont côtoyés, il y a peu, lors du festival du film de biologie de synthèse qui a fait une large place aux contributions fictionnelles.
lundi 11 juillet 2011
Débat autour de la singularité
Récemment, la sphère du transhumanisme sur la toile a encore vibré. L'écrivain de science-fiction Charles Stross a ouvertement critique l'idée d'une singularité technologique, dans un article largement commenté - ce qui m'a rappelé une sortie similaire de Gilbert Hottois dans un colloque à l'Université Libre de Bruxelles il y a quelques semaines.
Dans un billet tout frais, le bloggeur George Dvorsky que j'aime beaucoup suivre répond aux critiques de Charles Stross. Ses idées, de manière condensée, c'est de dire qu'il n'y a pas un seul type de singularité à-la-Kurzweil et qu'il est évident qu'un certain type de singularité adviendra. Pour Dvorsky, la singularité signifie l'avènement de machines superintelligentes. Il précise que ces machines, pour être superintelligentes, n'ont pas nécessairement besoin d'une conscience ou de se comporter à la manière des êtres humains. Ce pourrait être de simples systèmes experts qui auront accès à des ressources infinies (Internet...) ; et ça c'est déjà arrivé !
Dans un billet tout frais, le bloggeur George Dvorsky que j'aime beaucoup suivre répond aux critiques de Charles Stross. Ses idées, de manière condensée, c'est de dire qu'il n'y a pas un seul type de singularité à-la-Kurzweil et qu'il est évident qu'un certain type de singularité adviendra. Pour Dvorsky, la singularité signifie l'avènement de machines superintelligentes. Il précise que ces machines, pour être superintelligentes, n'ont pas nécessairement besoin d'une conscience ou de se comporter à la manière des êtres humains. Ce pourrait être de simples systèmes experts qui auront accès à des ressources infinies (Internet...) ; et ça c'est déjà arrivé !
vendredi 1 juillet 2011
Retour au turbin
Après un mois d'examen, et un abandon quasi total de ce blog, j'ai décidé de reprendre les mises à jour, avec la même régularité qu'auparavant. J'ai encore pas mal de liens et textes à partager avec vous !
Bon amusement !
Bon amusement !
vendredi 3 juin 2011
La valeur de la science
Le site de philosophie Philo5 a publié récemment le texte de Richard Feynman intitulé "La valeur de la science".
Dans ce texte écrit en 1955, le célèbre physicien qui a travaillé pour rendre disponible la bombe atomique aux Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale réfléchit aux implications de l'invention à laquelle il a participé.
Dans ce texte écrit en 1955, le célèbre physicien qui a travaillé pour rendre disponible la bombe atomique aux Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale réfléchit aux implications de l'invention à laquelle il a participé.
Après la guerre, j'étais très inquiet au sujet de la bombe. Je ne savais pas de quoi l'avenir serait fait, et j'étais loin de penser que nous allions nous rendre jusqu'à aujourd'hui. Par conséquent, une question s'imposait : la science peut-elle impliquer le mal ? - Richard Feynman
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